On est en mai, c’est bientôt le printemps. Dans un lieu transformé pour l’occasion en cabaret politique, un homme raconte la petite et la grande Histoire. Les événements et les personnages apparaissent, les situations et les images se mélangent. Entre découverte des corps dans une chambre de bonne, Rolling-Stones sur la platine vinyle et première nuit des barricades, Juliet la fille de bourgeois et Pierrot le fils de prolo, tentent de s’aimer. La lutte des classes qui continue, quoi…

« L’idéal serait d’être dans l’urgence de témoigner, comme dans la clandestinité d’une parole qui veut remuer et faire changer la société. L’idéal serait que le public soit mal assis, que les gens soient serrés, proches, qu’ils discutent et s’invectivent, se penchent pour regarder, s’impliquent de tout leur corps, comme dans une ambiance de réunion publique. »

Après l’aventure de Sortie d’Usine, d’après un travail de collectage auprès d’ouvriers dans des usines du Poitou-Charentes, Nicolas Bonneau continue d’interroger la mémoire sociale et politique de notre époque. Contribution à la mémoire de ceux qui ont vécu ces événements, de près ou de loin, ce « 68 » sans concession ni glorification,  se veut tout à la fois ludique et humain, politique, polémique et porteur d’espoir.

 

* nombre de places limité


Le spectacle sera également présenté à deux reprises à domicile chez des habitants de Saint-Jacques-de-la-Lande, les 28 et 29 mai à 20h00.